
Plusieurs pays qui ne sont pas directement impliqués dans la guerre au Moyen-Orient veulent rétablir le trafic dans le détroit d’Ormuz. Bloqué tantôt par l’Iran, tantôt par les États-Unis et maintenant par les deux pays, il y transite habituellement près de 20% du trafic mondial d’hydrocarbures. En tout, 1 500 navires et 20 000 membres d’équipage y sont toujours coincés. Alors, la France et le Royaume-Uni ont décidé d’envoyer des bâtiments en cas d’intervention. Londres a annoncé, samedi 9 mai, «repositionner au Moyen-Orient» un destroyer, le HMS Dragon. Celui-ci est actuellement en Méditerranée, rapporte Le Parisien.
«Ce prépositionnement du HMS Dragon s’inscrit dans une planification rigoureuse visant à garantir que le Royaume-Uni soit prêt, au sein d’une coalition multinationale dirigée conjointement par le Royaume-Uni et la France, à sécuriser le détroit, lorsque les conditions le permettront», selon le ministère britannique de la Défense. De son côté, la France a fait la même chose avec le porte-avions Charles-de-Gaulle. Les navires doivent rester à proximité du Golfe en attendant une fenêtre d’action.
Une «mission neutre»
Cette décision a été prise mi-avril par plusieurs pays qui ne sont pas directement impliqués dans le conflit américano-israélien contre l’Iran. Le but est de mettre en place une «mission neutre» pour «accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe», selon Emmanuel Macron. De son côté, le Premier ministre britannique Keir Starmer parle d’une force «pacifique et défensive». L’Iran et les États-Unis ont conclu un cessez-le-feu le 8 avril, mais cela n’empêche pas plusieurs frappes mutuelles. En attendant, les négociations sont difficiles à mettre en place.











