L’enquête se poursuit dans l’affaire des eaux minérales. Des perquisitions sont en cours ce mardi 19 mai sur plusieurs sites de Nestlé Waters en France, dont les sites de Perrier à Vergèze (Gard) et de Vittel (Vosges), selon des informations de la cellule investigation de Radio France. Ces opérations interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris après une plainte pour «tromperie» déposée par l’ONG Foodwatch.

Les enquêteurs ciblent notamment des installations de production, mais aussi des espaces liés au contrôle qualité et à la recherche et développement du groupe. A Vergèze, l’usine emblématique de Perrier est concernée, tandis qu’à Vittel, des locaux abritant un laboratoire d’analyses sont également visés. Au total, une quarantaine d’agents de la Répression des fraudes sont mobilisés pour ces opérations, menées de manière inopinée.

Des soupçons de pratiques interdites révélés en 2024

Contacté par nos confrères, Nestlé Waters confirme la tenue de contrôles sur deux de ses sites en France et affirme coopérer avec les autorités. Ni la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ni le parquet de Paris n’ont, pour l’heure, communiqué officiellement sur ces perquisitions.

En 2024, une enquête du Monde et de la cellule investigation de Radio France avait révélé que des eaux commercialisées comme «de source» ou «minérales naturelles» par de grands groupes, dont Nestlé, auraient en réalité fait l’objet de traitements de purification interdits pour ces catégories, afin d’éliminer des traces de substances chimiques ou des contaminations bactériennes détectées à la source.