Le scandale des eaux contaminées de Nestlé Waters n’est pas terminé. La marque savoyarde Bonneval entame un recours en justice contre les arrêtés préfectoraux qui autorisent la mention «eau minérale naturelle» pour ses bouteilles de Perrier, Contrex et Hépar, selon des informations de BFMTV. Il faut dire que la marque suisse a reçu cette autorisation du préfet des Vosges pour les eaux Contrex et Hépar ainsi que de celui du Gard pour Perrier.

Bonneval estime que ces «décisions ne sont pas conformes au cadre réglementaire applicable à cette appellation, qui impose que l’eau soit potable et sans risque bactérien à la source, filtrée naturellement par la nature et ne fasse l’objet d’aucun procédé de traitement, notamment par des filtres désinfectants». L’entreprise dénonce «une confusion pour le consommateur,» car les arrêtés ne «permettent plus de faire la différence entre une eau filtrée par des procédés industriels et une eau entièrement issue de la nature».

Un procédé de filtration incompatible avec la définition réglementaire de l’eau minérale naturelle

Après le scandale du traitement interdit des eaux de Nestlé Waters, avoué en 2024, l’entreprise suisse était passée à la microfiltration à 0,2 micron. Contestée, elle a opté pour une microfiltration à 0,45 micron. Mais ce procédé ne convainc toujours pas Bonneval, qui regrette que les arrêtés contestés «approuvent l'usage de dispositifs de microfiltration de 0,45 micron, un seuil permettant l’élimination de la charge bactérienne pathogène et relevant, de fait, d’un procédé de désinfection, incompatible avec la définition réglementaire de l’eau minérale naturelle». Bonneval avait déjà assigné Nestlé devant le tribunal de Nanterre pour concurrence déloyale en décembre.