
Avantage des livrets «défiscalisés» pour ceux qui veulent placer leur argent au chaud durant quelques mois : les intérêts versés échappent à l’impôt et aux prélèvements sociaux. Ces produits de base sont pourtant loin d’être tous attractifs. Ainsi, avec un taux abaissé de 1,7 à 1,5% en février 2026, le Livret A ne parviendra sans doute pas à surpasser l’inflation.
Selon les estimations, en 2026, celle-ci pourrait s’élever entre 1,5 et 2,5%, selon l’ampleur des dégâts économiques dus à la guerre en Iran. Même constat pour son petit-cousin, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Seuls le Livret Jeune et le Livret d’épargne populaire (LEP), eux aussi exonérés de taxes, sont dignes d’intérêt. Mais ils ne sont accessibles que sous conditions d’âge ou de revenus, et leur plafond de dépôt demeure bien bas.
Un taux de rendement trop faible pour le Livret A et le LDDS
La rémunération de ces deux célèbres produits a été rabotée par l’Etat en février dernier (leurs plafonds de versement restent fixés à 22 950 euros pour le Livret A et à 12 000 euros pour le LDDS). Ils ne rapportent plus désormais que 1,50% par an (nets d’impôts). Au vu de la formule de calcul employée, qui prend en compte l’inflation et les taux à court terme (avec un plancher fixé à 0,50%), cette rémunération ne devrait en outre pas remonter, ou seulement de 0,1 ou 0,2 point, lors de la prochaine révision, programmée en août. Il y a mieux à faire en 2026 pour sécuriser ses économies.
La rémunération du Livret Jeune peut excéder 3%
Dédié aux 12-25 ans et proposé dans la plupart des banques, le Livret Jeune, net d’impôts, permet de placer jusqu’à 1 600 euros à un taux au moins égal à celui du Livret A. En pratique, il est souvent bien supérieur, et dépasse parfois le seuil des 3%. Bon à savoir : le Livret Jeune accepte les retraits par carte aux distributeurs de billets, sans frais de gestion, dans la limite fixée par les parents lorsque le titulaire a moins de 18 ans.
Le Livret d’épargne populaire pour ceux qui n'ont pas de gros revenus
Le Livret d’épargne populaire (LEP) est le produit de trésorerie à privilégier lorsqu’on dispose de revenus modestes. Depuis février dernier, sa rémunération est fixée à 2,50% l’an (2,70% auparavant). Plafonné à 10 000 euros de versements, ce livret est réservé, en 2026, à ceux dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 23 028 euros (35 326 euros pour un couple). A noter : depuis 2021, l’épargnant n’est plus obligé de présenter son avis d’imposition pour ouvrir un LEP (ou lors du contrôle annuel). La banque vérifie directement votre éligibilité auprès de l’administration fiscale.
Le PEAC est destiné aux jeunes de moins de 21 ans
Des gains exonérés, un plafond de dépôts de 22 950 euros, des supports d’investissement (actions et obligations) axés sur la transition écologique : réservé aux moins de 21 ans, le Plan d’épargne avenir climat (PEAC), créé en 2024 et encore peu distribué (seules les Caisses d’épargne, la Banque populaire et le Crédit coopératif le proposent à ce jour) vise à devenir le nouveau Livret A des enfants. Avec néanmoins de grosses nuances : le plan sera clôturé aux 30 ans du titulaire, et les retraits d’argent ne seront autorisés, à partir de 18 ans, que si le plan a plus de cinq ans. Le rendement ? Il n’est pas garanti, mais le PEAC obéissant à une gestion «à horizon» (elle réduit le risque à l’approche de la majorité de l’enfant), il devrait rapporter plus qu’un Livret A.
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