«Depuis deux semaines, nous recevons beaucoup d’appels téléphoniques», confie Patrick Ganansia, président et fondateur du groupe Herez, maison de conseil en gestion de patrimoine. Au bout du fil, des clients fortunés et inquiets, «comme à chaque fois qu'il y a des mouvements d'instabilité ou d'incertitude politique», poursuit-il. Cette fois, c'est bien sûr le résultat des élections législatives anticipées qu'ils redoutent, et un scénario catastrophe : la faillite de l'Etat ou des établissements dans lesquels ils détiennent leur patrimoine, qui aboutirait à un blocage des retraits, ou pire, à la saisie des comptes.

Par chance, dans ces moments de turbulences, les spécialistes de la gestion de fortune ont un canot de sauvetage à proposer à leurs clients : l'assurance vie luxembourgeoise. Mais en réalité, ils en connaissent souvent déjà l'existence. Les Français sont en effet les premiers clients mondiaux de l'assurance vie au Luxembourg, selon l'ACA - l'association des assureurs locaux. Depuis 2019, 9,5 milliards d'euros par an en provenance de l'Hexagone ont en moyenne été versés dans ces produits d'investissements étrangers.

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