
C’est la bonne nouvelle pour de nombreux salariés. Au 1er juin, le SMIC a été revalorisé de 2,41%. Concrètement, le SMIC horaire brut passe à 12,31 euros, le SMIC mensuel brut à 1 867,02 euros et donc le net à 1 477,93 euros. Mais en réalité, comme nous vous l’expliquions, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour tous les salariés puisque 126 des 179 branches suivies par le ministère du Travail sont passées en dessous des minima sociaux. Ce n’est d’ailleurs pas mieux chez les fonctionnaires (catégorie C), avec dix niveaux sous le SMIC.
Raison pour laquelle Bercy a décidé de réagir, indique Franceinfo. Au total, 862 000 agents de la fonction publique vont donc percevoir une prime, plus précisément une indemnité différentielle en raison de la hausse de l’inflation, a indiqué le ministre des Comptes publics. Calculée sur la base de la rémunération indiciaire des agents, à savoir leur salaire de base, hors primes et indemnités spécifiques, cette prime sera équivalente à 65,28 euros brut par mois, précise Bercy. A titre de comparaison, c’est six fois plus que l’augmentation du SMIC horaire brut au 1er juin.
306 000 agents de la fonction publique d’Etat concernés
Cette revalorisation «bénéficiera donc à tous les agents dont la rémunération indiciaire est rattrapée par la hausse du SMIC», et ce indépendamment du versement des primes et d'autres éléments de rémunération. Ces derniers «représentent en moyenne 23,9% du salaire brut moyen mensuel des agents de catégorie C et 28,6% du salaire brut moyen mensuel des agents de catégorie B concernés par l'indemnité différentielle», a ajouté le ministère de l’Economie.
La mesure concerne 306 000 agents de la fonction publique d’Etat ainsi que d’autres agents dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale. Après l’annonce de la revalorisation du SMIC, les syndicats ont déploré que «la France (était) en train de devenir un pays de Smicards», mais le gouvernement a renvoyé le sujet aux négociations de branches ou d’entreprises.
«J'ai confiance dans le dialogue social, je suis convaincu que les syndicats et les organisations professionnelles vont arriver à relever les salaires minimaux pour qu'ils atteignent le Smic», a notamment réagi le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. Si le patronat s’est dit ouvert à une amélioration des salaires nets, il souhaite que cela passe par une baisse des cotisations.




















