Ce n’est pas un poisson d’avril. Dix prestations sociales vont voir leur montant être revalorisé le 1er avril prochain, et ce, afin de suivre l'inflation. Parmi elles, l’Allocation spécifique de solidarité (ASS) bénéficie à plus de 250 000 personnes en France, rappelle Moneyvox, le 17 mars 2025. Cette dernière est versée chaque mois par France Travail. Pour en bénéficier, il faut être un demandeur d'emploi, dont les allocations chômage ont expiré, avoir au moins cinq ans d’activité salariée sur les dix dernières années écoulées, et ne pas dépasser un plafond de ressources de 1 330,70 euros.

Ce montant grimpe à 2 091,10 euros si vous êtes en couple. Par ailleurs, les limites fixées sont différentes pour les habitants de Mayotte, à savoir 665,70 euros pour une personne seule et 1 046,10 euros pour un couple. Pour faire le calcul de ces ressources, il ne faut pas prendre en compte diverses aides, à savoir, les aides pour le logement (APL), une éventuelle pension alimentaire ou prestation compensatoire dans le cadre d’un divorce et les allocations sociales, note le site spécialisé dans les finances personnelles.

Une aide cumulable avec d'autres prestations sociales

Concrètement, chaque jour, le bénéficiaire de l’Allocation spécifique de solidarité touchait jusqu’ici 19,01 euros par jour. À partir du 1er avril, ce montant progresse et sera désormais de 19,33 euros, soit une hausse de 1,7%. Pour un mois de 30 jours, l’aide versée sera donc de 579,90 euros et 599,23 euros pour un mois de 31 jours. France Travail versant ces aides à partir du 2 de chaque mois, les bénéficiaires devront patienter jusqu'au 2 mai prochain, et le versement du dû du mois d’avril, pour constater cette hausse sur leur compte bancaire.

Notez que l’Allocation spécifique de solidarité est cumulable avec d’autres prestations sociales, à savoir la pension d'invalidité, l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) et le revenu de solidarité active (RSA). Pour ce qui est du cumul avec la pension d’invalidité, il faut remplir l’une des deux conditions suivantes : n’avoir jamais travaillé depuis que l'invalidité a été constatée ou avoir travaillé après avoir été reconnu en invalidité puis avoir été licencié.