Il va peut-être devenir plus compliqué à l’avenir de souscrire un crédit à la consommation. Le gouvernement entend en effet lutter contre le surendettement qui frappe de plus en plus de ménages, explique TF1. En effet, d’après les chiffres de la Banque de France publiés en février dernier, le nombre de dossiers de surendettement ne cesse d’augmenter. Rien qu’en 2024, l’institution en a comptabilisé pas moins de 134 803, soit une hausse de 11% en un an. Une situation qui touche davantage les personnes seules et les femmes. Et sur les cinq premiers mois de l’année, la situation ne s’améliore guère (+ 6%).

En cause notamment, l’accès trop facile aux crédits à la consommation et les paiements en plusieurs fois, appelés aussi paiements fractionnés. Car si ces derniers sont très simples à souscrire, ils sont aussi très risqués pour certains ménages. C’est dans cette optique que le gouvernement veut renforcer le cadre des crédits à la consommation en transposant une directive européenne. Un projet d’ordonnance a ainsi vu le jour et a été évoqué dans le compte rendu du Conseil des ministres.

Moins de publicités en matière de crédit ?

Ce document consulté par l’AFP précise que la nouvelle réglementation doit permettre une «meilleure protection des emprunteurs, une réduction du risque de surendettement et une plus grande harmonisation des normes applicables au sein du marché européen». Concrètement, les conditions d’accès aux crédits de moins de 200 euros seront renforcées, tout comme les crédits à la consommation entre 75 000 et 100 000 euros ainsi que les paiements fractionnés et différés.

Sans oublier les contrats de location avec option d’achat. Enfin, le champ des publicités interdites en matière de crédit devrait être étendu. Cette ordonnance prévoit en outre une «consultation facultative» du fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers lors de l'analyse de la solvabilité.

Cela concernera seulement les crédits dont le délai de remboursement ne dépasse pas trois mois et les crédits inférieurs à 200 euros. Pour ces mêmes dossiers, devrait également figurer une «adaptation limitée» du nombre d'informations à fournir. Rien que l’année dernière, 17% des dossiers de surendettement concernaient un paiement fractionné ou un mini-crédit, soit plus du double qu’en 2023 et 17 fois plus qu’en 2022.

>> Notre service - Faites des économies en testant notre comparateur de crédit à la consommation