Le texte était très attendu des bailleurs sociaux et des syndicats de copropriétaires. En octobre dernier, alors que les prix du gaz tutoient les sommets, le gouvernement met en place un bouclier tarifaire, qui consiste en un gel du tarif réglementé de vente (TRV), pour protéger les ménages. Seulement voilà, il oublie d’y inclure les logements collectifs, copropriétés et logements sociaux notamment, pour la plupart chauffés aux gaz et non éligibles au TRV. Beaucoup de copropriétés et de bailleurs sociaux disposent de contrats à prix de marché, ce qui les expose très fortement aux fluctuations de prix. Au mois de février, le gouvernement rectifie le tir et prévoit une compensation financière équivalente à la hausse subie entre le 1er novembre 2021 et le 30 juin 2022 pour tous les occupants de logements non éligibles au TRV. Mais, près de trois mois plus tard, ce bouclier tarifaire nouvelle version peine encore à se déployer. La faute à des blocages techniques et juridiques qui empêchent sa bonne mise en route. En attendant, copropriétaires et bailleurs sociaux continuent de payer le prix fort.

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