
Une escroquerie qui s’est multipliée récemment. Des particuliers et entreprises du sud de la Sarthe ont été victimes de pirates informatiques au mois de février. Ces derniers ont effectué un virement bancaire mais l’entreprise à qui il état destiné ne l’a finalement jamais reçu. Les pirates utilisent souvent le même mode opératoire. En premier lieu, ils espionnent les mails de la future victime en s’introduisant dans leur boîte mail. Si elle doit de l’argent à une entreprise, ils lui envoient un mail avec un RIB en pièce jointe, qui paraît provenir de celle-ci.
Sauf qu’en réalité, l’entreprise n’a envoyé aucun mail. Le RIB que la victime a reçu est, en effet, celui du malfaiteur, rapporte Ouest-France. Ainsi, cette dernière vire donc de l’argent à l’escroc sans le savoir. «En général, le préjudice se compte en milliers d’euros», selon un officier du groupement de gendarmerie de la Sarthe cité par nos confrères. La victime met, dans la plupart des cas, un certain temps avant de prendre connaissance que l’entreprise n’a pas reçu l’argent.
Il est possible que la victime doive assumer la perte
Pour se prémunir face à ce genre de risque, lorsque l’on est contacté «par mail par une entreprise à qui on doit de l’argent, il ne faut pas hésiter à l’appeler pour vérifier que c’est bien elle qui a adressé le mail avec le RIB», affirme l’officier. Afin de ne pas se faire pirater sa boîte mail, il est également recommandé de changer «régulièrement vos mots de passe de messagerie et faites en sorte qu’il soit suffisamment compliqué». «Pensez aussi aux dispositifs de double authentification», prévient-il. N’oubliez pas que si l’entreprise n’est pas payée, vous pouvez devoir assumer la perte et être redevable.
«Ne communiquez jamais votre mot de passe, ni vos coordonnées bancaires à quelqu’un dont vous n’êtes pas sûr», martèle la gendarmerie. «Des arnaques par téléphone, on en voit tous les jours et les victimes ne sont pas seulement des personnes âgées. N’hésitez pas à passer des contre-appels», ajoute-t-elle, confirmant à nos confrères avoir reçu deux plaintes d’entreprises et autant de particuliers.


















