
Ce jeudi 9 avril marque le coup d’envoi de la campagne de déclaration des revenus. Comme chaque année, certains contribuables resteront exonérés d’impôt sur le revenu, en fonction de leurs ressources et du barème en vigueur. Depuis la mise en place du prélèvement à la source en 2019, l’impôt s’ajuste automatiquement à l’évolution des revenus et de la situation des ménages, rappelle le site impots.gouv.fr.
Bonne nouvelle pour les foyers les plus modestes : le barème de l’impôt a été revalorisé de 0,9% afin de tenir compte de l’inflation. Concrètement, les contribuables dont les revenus ne dépassent pas 11 600 euros par an ne paieront pas d’impôt, puisqu’ils restent dans la tranche à 0%.
Voici les tranches applicables aux revenus de 2025 :
- 0 % jusqu’à 11 600 euros
- 11% de 11 601 à 29 579 euros
- 30% de 29 580 à 84 577 euros
- 41% de 84 578 à 181 917 euros
- 45% au-delà de 181 917 euros
Ce barème reste toutefois lié au quotient familial, qui dépend de la composition du foyer (célibataire, couple, enfants…). Plus vous avez de parts fiscales, plus le niveau de revenus à partir duquel vous devenez imposable est élevé.
Hausse de la «flat tax»
Autre évolution notable en 2026 : le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé «flat tax», passe de 30% à 31,4%, comme le souligne Franceinfo. Cette taxation concerne les revenus du capital, comme les intérêts ou les dividendes. Cette hausse s’explique par l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG). Le PFU se compose désormais de 12,8% d’impôt sur le revenu et de 18,6% de prélèvements sociaux.
Au final, le montant réellement payé dépendra de nombreux paramètres : niveau de revenus, situation familiale, mais aussi nature des ressources perçues. La revalorisation du barème permet toutefois d’éviter que certains contribuables ne deviennent imposables uniquement en raison de l’inflation.


















