Quarante personnes ont perdu la vie à Crans-Montana (Suisse) pendant la nuit du Nouvel An, et 116 personnes ont été blessées. Parmi elles, des grands brûlés qui auront beaucoup de mal à retrouver leur vie d’avant. Les brûlures sont très douloureuses et longues à soigner, nécessitant souvent de lourdes opérations. De plus, il y a la convalescence qui prend beaucoup de temps, et les séquelles psychologiques. Si les cicatrices se trouvent à des endroits visibles, comme les bras ou le visage, la vie sociale peut être fortement impactée, sans parler des séquelles psychologiques après ce drame.

Pour venir en aide aux blessés, plusieurs cagnottes ont été ouvertes par leurs proches. «On veut d'abord te dire qu'on t'aime et qu'on est à tes côtés dans cette épreuve terrible», écrivent les proches de Gaetan Thomas, barman saisonnier blessé pendant le drame. «On voudrait, même si c'est pas grand-chose, te donner un petit coup de pouce financier pour te permettre de faire face aux frais courants qui risquent de s'amonceler pendant ta convalescence et, dès que tu iras mieux, pour t'aider à réaliser tes projets personnels ou professionnels…». 7 600 euros ont été récoltés.

La solidarité est en marche

D’autres cagnottes ont été lancées, comme celle pour Ambre, «brulée à 50% (haut du corps, visage …) au 3ème degrés», écrit sa sœur. Des brûlures qui vont handicaper lourdement cette jeune femme de 26 ans «pleine de vie et aimée par tant». 4 800 euros ont été récoltés depuis le 4 janvier. Les proches des blessés sont aussi impactés. Ils ont mis leur vie sur pause le temps de l’identification des victimes, avec la crainte que leur proche n’ait pas survécu. Vient désormais la phase d’accompagnement qui peut parfois nécessiter de se déplacer dans d’autres villes, où il y a un service hospitalier pour les grands brûlés, et même d’arrêter de travailler. Pour venir en aide aux parents de Coline, une cagnotte a été lancée le 3 janvier et a récolté 26 000 euros.