Les vainqueurs des épreuves des Jeux olympiques d’hiver ne vont pas seulement remporter l’honneur d’être arrivés premiers, mais aussi une médaille dont la valeur monétaire est historique. Face à l’instabilité politique mondiale, les banques centrales ont massivement investi dans les métaux précieux, poussant les investisseurs à s’engouffrer dans ces valeurs refuges. Comme le rapporte CNN, cela a un impact direct sur le prix des médailles des Jeux olympiques d’hiver. Elles seraient les plus chères jamais distribuées.

Les plus de 700 médailles d’or, d’argent et de bronze ont donc bien plus de valeur financière que celles distribuées à Paris en juillet 2024. Depuis, l’or aurait pris 107% et l’argent 200%. Cela revient à environ 2 000 euros pour une médaille d’or et 1 200 euros pour une médaille d’argent. Pourtant, elles ne sont plus composées à 100% du métal après lequel elles sont nommées depuis les Jeux de 1912 à Stockholm (Suède).

Des objets de collection bien plus chers que leur valeur

Si la valeur de l’objet est haute grâce au métal qui le compose, les médailles olympiques valent en fait bien plus. La maison Baldwin’s aurait vendu, en 2015, une médaille d’or des Jeux de 1912 à Stockholm pour 22 000 euros. Celle-ci ne valait pourtant pas plus de 450 euros (en prenant en compte l’inflation) lorsqu’elle a été remise. Cette différence de valeur s’explique par le fait que ce sont des objets de collection. Les médailles des Jeux olympiques sont précieuses parce qu’elles représentent la compétition sportive internationale la plus emblématique. De plus, les athlètes qui ont remporté une médaille y accordent une valeur sentimentale, ils sont rares à vouloir les vendre. Le fait qu’elles soient rares fait directement grimper leur valeur financière.