
Les hausses se succèdent pour les Français. Les transports, les assurances, les services numériques, les mutuelles… et donc les frais bancaires ! Alors que les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% sur un an au mois de décembre selon l'Insee, les tarifs bancaires augmentent plus vite que l’inflation, met en exergue l’association CLCV (Consommation Logement Cadre de Vie). S’il y a une «bonne» nouvelle malgré ces hausses, c’est qu’elles ne seront pas supérieures à celles de l’année passée, rapporte BFM. En moyenne, cette année, les frais bancaires vont être relevés de 3%.
«Cette évolution est principalement liée à la progression des frais de tenue de compte et des cartes bancaires, qui constituent les principaux postes de dépenses récurrentes», écrit l’association, qui note toutefois des disparités. En se basant sur les tarifs pratiqués par les banques le 1er février 2026, il ressort que les frais de tenue de compte vont augmenter de plus de 6% à 24,64 euros par an. A titre de comparaison, ils avaient déjà bondi de 8% en 2025.
221 euros de plus pour les «gros consommateurs»
Et malgré une inflation à 0,8%, les tarifs des cartes bancaires, «peu importe le type de carte», vont eux aussi légèrement être revus à la hausse de 2%. Les autres disparités sont liées au profil des consommateurs. Ainsi, la hausse peut être quasiment doublée que vous ayez accès à des offres de base ou haut de gamme. Pour les «petits consommateurs», la CLCV évalue la hausse à 2,98% en moyenne, soit 71,71 euros. En revanche, pour les «moyens», elle grimpe à 3,77%, soit 135,47 euros de plus par an. Il s’agit des ménages comprenant par exemple deux personnes bénéficiant de deux cartes avec assurance perte et vol.
Mais la douloureuse est encore plus frappante pour ceux considérés comme des «gros consommateurs». Les Français possédant des cartes MasterCard Gold ou Visa Premier, qui effectuent de nombreux retraits, vont voir leurs tarifs augmenter de 3,04% soit plus de 221 euros en plus ! Evidemment, la situation varie selon les banques. En détricotant tous les tarifs bancaires de 2026, la CLCV note que LCL est compétitif pour les petits consommateurs. A l’inverse, le Crédit coopératif l’est pour les plus fortunés.
Société Générale pas compétitive
D’autres, comme le Crédit Agricole (certaines caisses régionales), sont compétitifs sur tous les segments, ce qui est loin d’être le cas pour le groupe Société Générale ainsi que certaines Banques populaires. Plus globalement, les retraits aux distributeurs vont devenir plus coûteux, tout comme les incidents de paiement. Raison pour laquelle de nombreux Français se tournent vers les banques en ligne, une «alternative intéressante» selon l’association.



















