La mauvaise nouvelle avait été annoncée dès le mois de décembre. A cause de plusieurs facteurs, les tarifs des mutuelles des Français allaient augmenter en 2026. Contexte politique, vieillissement de la population, mais surtout une mesure votée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale 2026 : une surtaxe de plus d’un milliard d’euros sur les complémentaires. Alors que les tarifs des mutuelles avaient déjà augmenté de 6% en moyenne en 2025, ils sont attendus en hausse entre 3% et 4% cette année, jusqu’à 10% même dans certains cas selon le cabinet d’actuariat Addactis.

Incompréhensible pour le député PS Jérôme Guedj interrogé par BFM, pour qui la nouvelle taxe de 2,05% sur les cotisations des complémentaires santé ne doit pas se répercuter. Jugeant «illégales» les hausses déjà intervenues dès le mois de janvier, le député rappelle qu’un amendement prévoyait justement que cette taxe ne soit pas répercutée. Jérôme Guedj ajoute que la loi de financement de la Sécurité sociale prévoyait même leur «blocage».

Le texte interdit toute hausse

Le député rappelle qu’un amendement déposé justement par les socialistes interdit toute augmentation des cotisations dues par les assurés, par rapport à 2025, précise BFM. Il est même précisé dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) que le gouvernement, l'Assurance maladie et les représentants des complémentaires santé doivent «engager une négociation relative aux conditions tendant à ce que la taxe ne soit pas répercuté(e)» sur les cotisations avant le 31 mars 2026.

Malgré les hausses annoncées, Jérôme Guedj somme les complémentaires de revenir sur leurs annonces et même sur les appels de cotisations en hausse, les incitant à «rectifier sur d’autres mois». Dans son viseur notamment, la Mutualité française qui avait annoncé mi-décembre des augmentations comprises entre 4,3% et 4,7%. Nos confrères ont tenté de joindre la Mutualité française ainsi que France assureurs, mais ils n’ont pas souhaité commenter à ce stade.

Un amendement contestable ?

Alors que le Conseil constitutionnel a validé en grande partie le budget de la Sécurité sociale, il n’avait pas été saisi sur cet amendement précisément. Des sources proches du dossier estiment que les assureurs croient encore possibles des voies de recours pour contester l’amendement. En attendant, la facture revient aux Français. Les tarifs varient d’ailleurs selon votre situation géographique et selon votre âge, et les écarts peuvent être énormes !

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