Dans l’esprit collectif, à Paris, tout est plus cher qu’ailleurs. Même la séance de kiné ? Il suffit d’effectuer une recherche en deux clics sur la plateforme de prise de rendez-vous en ligne Doctolib pour découvrir des tarifs étonnamment élevés : 50 euros dans un cabinet situé boulevard Raspail dans le 7e arrondissement de la capitale, 40 à 45 euros dans un centre de kinésithérapie et de balnéothérapie installé dans le 15e, 35 à 40 euros chez un kiné spécialiste du sport dans le 14e… Ces prix sont jusqu’à trois fois plus élevés que ceux prévus par la convention liant les masseurs-kinésithérapeutes à l’Assurance maladie et qui servent de base de remboursement.

La consultation de base de kinésithérapie, pour la rééducation d’une cheville ou d’un genou par exemple, coûte en effet 16,13 euros. Un tarif qui n’a pas été réévalué depuis 2012 malgré l’inflation galopante qui fait bondir les charges professionnelles des kinés, telles que les loyers des cabinets ou l’électricité. Surtout, les masseurs-kinésithérapeutes n’ont, en théorie, pas le droit de pratiquer des dépassements d’honoraires comme le font nombre de médecins conventionnés en secteur 2 avec l’Assurance maladie.

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