Mauvaise nouvelle pour les patients de certains praticiens. Depuis le 1er janvier dernier, les tarifs de certains médecins spécialistes sont en hausse pour chaque consultation suite aux revalorisations tarifaires prévues par la convention signée avec l’Assurance maladie en 2024. Sont concernés : les psychiatres, les neurologues, les gynécologues, les endocrinologues ou encore les pédiatres. Cette hausse, initialement prévue à compter du 1er juillet 2025, avait finalement dû être repoussée en raison des tensions sur les finances et du risque de dépassement de l’objectif national des dépenses d’Assurance maladie (Ondam), servant de boussole pour la maîtrise des comptes de la Sécurité sociale.

Dans le détail, cette augmentation ne concerne que les spécialistes libéraux en secteur 1 et 2 qui ont adhéré à l’option pratique tarifaire maîtrisée (Optam), rapporte BFMTV. Ainsi, une consultation chez le pédiatre pour les examens obligatoires jusqu’à l’âge de 2 ans coûte cinq euros de plus, tandis qu’une consultation chez le dermatologue connaît une hausse de son tarif de 4 euros. Quant aux tarifs des gynécologues médicaux en secteur 1 et 2 avec Optam, ces derniers grimpent de 3 euros et de 5 euros pour celui des gériatres.

La base du remboursement reste inchangée

Si le prix des consultations augmente, la base du remboursement, elle, reste la même et se limite toujours à 23 euros pour les gériatres ou les gynécologues en secteur 2 qui ne modèrent pas leurs dépassements d’honoraires. Ainsi, si l'on prend l’exemple d’une femme qui consulte son gynécologue en secteur 1 ou 2 avec Optam, sa consultation désormais fixée à 40 euros, est remboursée à hauteur de 70 % par l’Assurance maladie, soit 28 euros auxquels il faut déduire la somme de 2 euros au titre de la participation forfaitaire qui reste à la charge de la patiente. Le reste, lui, est couvert par la complémentaire santé de cette dernière si elle en a une.

En revanche, dans le cas où le gynécologue est en secteur 2 et pratique des dépassements d’honoraires dont le montant peut être plus ou moins élevé, comme en région parisienne par exemple, la facture peut alors être plutôt salée. En effet, si l'on prend l’exemple d’une consultation à 90 euros, dans ce cas-là, l’Assurance maladie rembourse la patiente à hauteur de 70 % de 23 euros, soit 16,10 euros auxquels il faut encore retirer deux euros de participation forfaitaire. Le reste, lui, à savoir plus de 70 euros de frais d’honoraires, reste à la charge de la patiente ou est pris en charge partiellement par sa mutuelle en fonction de la couverture prévue par son contrat.