Des taux de crédit qui grimpent en flèche, des prix en baisse dans les grandes villes et des permis de construire en chute libre, le marché de l’immobilier est à l’arrêt ce printemps. Une situation qui affecte au premier chef les départements qui perçoivent une partie des droits de mutation à titre onéreux* (DMTO), ces taxes issues des ventes immobilières plus communément appelées “frais de notaire”. Au 30 avril, leurs recettes de DMTO étaient en recul de 12,5% par rapport à l’année précédente (sur un panel de 64 départements), selon les chiffres fournis par l’Assemblée des départements de France (ADF) à Capital. Entre janvier et fin avril, ces 64 collectivités ont encaissé 3 milliards d’euros de DMTO contre 3,4 milliards d’euros durant la même période en 2022, soit un manque à gagner d’environ 400 millions d’euros.

“Historiquement, nous avons vécu, en 2009 et 2011, deux retournements importants de nos droits de mutation, témoigne le président (UDI) du conseil départemental du Calvados, Jean-Léonce Dupont. À l’époque, dans mon département, nous avions perdu environ 40 millions d’euros, ce qui représentait un tiers de nos recettes de DMTO.” Selon l’élu local, il a alors fallu trois années pour que la collectivité retrouve son niveau “normal” de recettes, qui correspond à un trend de 140 millions d’euros par an.

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