17,9 milliards d’euros de perte sur 2022 et une dette de 64 milliards d’euros : EDF a connu des jours meilleurs. Le fournisseur historique a largement souffert du manque de disponibilité de son parc nucléaire l’année dernière. Les “corrosions sous contrainte” ont en effet entravé le bon fonctionnement de ses réacteurs, au point de faire chuter la production d’électricité à 445,2 térawattheures (TWh) en 2022. Il faut retourner en 1992 pour obtenir un tel chiffre. Le parc nucléaire n’est pas le seul pourvoyeur d’électricité à avoir subi une année catastrophique. Les différents épisodes de sécheresse ont aussi considérablement affaibli la production d’énergie hydraulique, qu’elle soit issue des barrages ou bien des débits des cours d’eau.

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Cette disette se paie au prix fort pour EDF. L’entreprise, sur le point d’être nationalisée à 100%, a dû faire appel massivement aux marchés de gros pour assurer l’approvisionnement de ses clients. Or les prix boursiers ont tout bonnement explosé en 2022. “On a atteint les 1.000 euros le mégawattheure à un moment donné”, se rappelle Jean-Marc Dubreuil, associé dirigeant de WattValue et expert en énergie. Résultat : EDF accuse 30 milliards de pertes sur sa partie nucléaire et 3 sur sa partie hydraulique.

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