
La guerre au Moyen-Orient aura-t-elle des effets sur les taux d’intérêt des livrets d’épargne réglementés ? Il semblerait que oui, et à première vue, on pourrait croire que ces effets seront favorables aux épargnants. La cause de cette répercussion, c’est une reprise de l’inflation, elle-même liée à la hausse des prix des hydrocarbures. Selon l’Insee, et sa première note de conjoncture depuis le début du conflit entre l’Iran et l’Israël le 28 février dernier, l’inflation va être relancée par les difficultés d’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, dues au blocage du détroit d’Ormuz, selon Moneyvox.
La note de conjoncture précédente, datant du 17 décembre 2025, anticipait déjà une hausse de l’indice des prix à la consommation de 1,17 % en moyenne au premier semestre 2026. Maintenant, cette augmentation est prévue à 0,35 point supplémentaire, c’est-à-dire à 1,42 %. Concernant les produits pétroliers, l’augmentation des prix sur un an pourrait être de 25 % en mai. Toute une dynamique qui pourrait influencer le taux du livret A, dont le calcul repose sur l’évolution des prix.
Une hausse possible mais pas garantie
Prudence, toutefois, car cette augmentation des taux d’intérêt du livret A n’est pas garantie. Aujourd’hui, le taux du livret A est fixé à 1,50 % et il pourrait augmenter à 1,70 % au 1er août. Selon certains experts, cette hausse pourrait aller jusqu’à 1,80 %. Du côté du Livret de développement durable et solidaire (LDDS), le taux d’intérêt évolue dans la même direction. Le taux du LEP, lui pourrait évoluer entre 2,70 % et 2,80 %.
Toutes ces projections dépendent en fait des futures décisions de la Banque centrale européenne. Avec une inflation plus forte, son taux de dépôt pourrait remonter, et peser sur les taux interbancaires, amenant avec lui les taux d’intérêt des livrets. Par ailleurs, certains experts n’écartent pas l’éventualité selon laquelle le gouvernement dérogerait à une revalorisation de ces taux.



















