Ils ne représentent que 3% des volumes de virements réalisés dans notre pays, selon la Banque de France, contre 10% pour le reste de l’Europe. Les virements instantanés n’ont toujours pas trouvé leur public, quatre ans après leur apparition dans l’Hexagone. Certes, près de 50% des établissements en France, représentant plus de 90% des comptes de paiement, permettent d’en recevoir comme d’en envoyer, mais le public ne s’est pas saisi de l’opportunité. Les banques en ligne - Boursorama, Fortuneo, Hello Bank! - tout comme la Banque postale et désormais BNP Paribas ont pourtant instauré la gratuité de ce service. Sans grand succès jusqu’à présent.

Sur le papier, cette technologie a tout de même de quoi séduire : elle permet d’envoyer et de recevoir un virement en moins de 10 secondes, quand l'envoi classique d’argent nécessite au moins 24 heures. “La France n'a pas encore exploité tout le potentiel des services de paiement innovants basés sur le virement instantané. Les travaux du Comité national des paiements scripturaux mettent en lumière un déficit de notoriété de ce service auprès des utilisateurs particuliers et professionnels”, se désole la Banque de France.

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