
Prendre de l'âge ou être victime d'un accident de la vie peut coûter cher. Pour adapter son logement et le rendre plus sécurisé, notamment sa salle de bain, des solutions d’aménagement existent. La bonne nouvelle ? Selon la situation, des aides financières sont possibles.
MaPrimeAdapt’ l'aide de l'Etat
En ce qui concerne la perte d’autonomie, c’est la principale aide de l’État qui prend la forme d’une subvention financière destinée aux propriétaires et copropriétaires, qu’ils occupent leur logement ou le mettent en location et aux locataires du parc privé selon certaines conditions :
- Avoir 70 ans ou plus
- Avoir entre 60 et 69 ans et disposer d’une évaluation de GIR comprise entre 1 et 6
- Justifier d’un taux d’incapacité d’au moins 50% ou êtes éligibles à la PCH (prestation de compensation du handicap)
L’aide peut financer jusqu’à 70% du projet de salle de bain avec un plafond de travaux subventionnables de 22 000 euros HT. Bon à savoir, tout au long du processus, un assistant à maîtrise d’ouvrage accompagne le projet, vient au domicile pour un diagnostic et identifie les endroits problématiques. Il peut même être accompagné d’un ergothérapeute dans certaines situations.
Pour les artisans, certains labels comme Silverbat, Handibat ou Proadapt identifient des professionnels spécialisés dans les travaux d’adaptation.
Les aides des caisses de retraite
Certaines caisses de retraite proposent des dispositifs d’aides cumulables avec MaPrimeAdapt’, comme un kit prévention qui correspond à un certain montant – entre 100 à 300 € – d’aides techniques pour sécuriser une salle de bain. Pratique pour acheter un rehausseur de toilettes, des planches de transfert, un siège de douche, des barres d’appui ou une main courante par exemple.
Il existe aussi le plan d'aides Oscar, qui octroie jusqu'à 500 € pour des petits travaux ou de l'aides techniques. Pour connaître les aides proposés, le mieux est de prendre contact avec la caisse de retraite concernée.
Les aides des collectivités territoriales
Certaines collectivités territoriales accordent des aides ou des subventions selon des conditions définies localement et cumulables avec MaPrimeAdapt’. Par exemple, le conseil départemental verse l’APA, allocation personnalisée d'autonomie, destinée aux plus de 60 ans en perte d’autonomie (GIR 1 à 4 sur la grille AGGIR).
Accordée par la MDPH, Maison départementales des personnes handicapées, la PCH, (Prestation de compensation du handicap), couvre les travaux nécessaires pour rendre une salle de bain accessible aux fauteuil roulants ou aux personnes handicapées. Plus localement, des collectivités octroient des subventions spécifiques via leur CCAS, (Centre communal d'action sociale).
L’aide fiscale sous forme de crédit d'impôt
Si vous avez fait des travaux dans votre salle de bain en 2025, il est possible de bénéficie d’un crédit d’impôt pour les travaux réalisés et facturés avant le 31 décembre 2025. Malheureusement, cela ne concerne pas les travaux payés à partir du 1er janvier 2026. Sont concernés les personnes ayant plus de 60 ans et en perte d’autonomie, ou avec un taux d’incapacité d’au moins 50 %, aux revenus d’un niveau intermédiaire.
Le crédit d’impôt couvre 25 % du montant des dépenses de 2025 dans la limite de 5 000 € pour une personne seule et de 10 000 € pour un couple (sur une période de 5 ans glissants) et concerne l’installation d’équipements sanitaires comme un siège de douche mural, un bac à douche extra-plat, une porte de douche, un WC suspendu avec bâti support, un mitigeur thermostatique, robinetterie et miroir inclinable pour personne à mobilité réduite, évier et lavabo à hauteur réglable et un siphon déporté.
Autant de solution pour limiter le poids financier de ces aménagements pour les personnes vieillissantes ou en situation de handicap.



















