
Longtemps star de l'épargne sans risque, le Livret A voit son attractivité s'éroder en même temps que sa rémunération, après une période prolongée à 3%. Dès le 1er février, son taux passera de 1,7 à 1,5%, rendant ce produit d'épargne de moins en mois attractif. Dans ce contexte, certains épargnants pourraient être tentés d'ouvrir plusieurs livrets pour compenser la chute du rendement. Or, la règle n’a jamais varié, comme le rappelle un article de Presse-Citron : une seule personne ne peut détenir qu'un seul Livret A. L'État garantit certes le placement, mais en limite l'usage pour éviter les effets d'aubaine.
En complément du Livret A, chaque épargnant peut détenir d'autres produits réglementés comme le LDDS, le CEL ou, sous conditions de ressources, le LEP. L'ensemble de ces placements bénéficie d'une garantie cumulée avoisinant 58 000 euros, dont 22 950 euros pour le seul Livret A. Environ 10% des titulaires ont déjà atteint ce plafond. Au-delà, les banques orientent vers des solutions d'épargne «maison», non réglementées, et donc sans garantie de l'État.
Des contrôles renforcés et des délais serrés
La vraie nouveauté vient du contrôle. Désormais, lors de l'ouverture d'un livret réglementé, les banques et l'administration fiscale travaillent de concert pour vérifier l'absence de doublon. Si un livret supplémentaire est détecté, le titulaire dispose de deux mois pour se mettre en conformité, en fermant les comptes en trop. Attention : cette «tolérance» vaut surtout pour le LDDS ou le LEP, dont le contrôle automatisé complet n'est attendu qu'en 2027. Mais mieux vaut jouer la carte de la prudence en ce qui concerne le Livret A : en détenir plus d'un n'augmente pas votre rendement, mais votre exposition aux radars du fisc. Si vous êtes repéré, en plus de la fermeture contrainte, vous devrez payer une amende équivalant à 2% du solde du deuxième livret, avec un seuil de 50 euros minimum. Vous voilà prévenus.


















