La discrimination est strictement interdite par le Code du travail, qu’elle porte sur l’apparence physique, l’origine, l’âge, les opinions politiques… Cette interdiction s’applique à toutes les étapes de la vie professionnelle : embauche, formation, promotion, etc. L'article 225-1 du Code pénal prévoit à ce titre une sanction pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

Or, selon une récente enquête Opinion Way, intitulée Les Français et l’inclusion, relayée par TF1, la frontière entre discrimination et perception du professionnalisme devient de plus en plus floue. Celle-ci révèle en effet qu’une large majorité des salariés interrogés estime que certaines apparences donnent une image peu professionnelle. La moitié des sondés pointe les cheveux colorés et les piercings comme signes perçus négativement, les tatouages visibles arrivant juste derrière. Conséquence : un quart des personnes interrogées affirme avoir déjà subi une discrimination liée à son apparence ou à sa tenue.

Commérage, mensonge, bruit…

Par ailleurs, une autre enquête menée par la plateforme Mon CV Parfait dresse la liste des caractères et comportements susceptibles de provoquer des tensions en entreprise. Un tiers des sondés admet être gêné au moins une fois par semaine par l'attitude d'un collègue. Un quart des salariés est particulièrement agacé par quatre comportements, à savoir : le commérage, le mensonge, le bruit excessif et une attitude systématiquement négative. Selon les auteurs de l’étude, ces comportements sont souvent perçus comme des signes d'antipathie, voire de méfiance, ce qui peut nuire à la cohésion d'équipe.

Les répondants pointent aussi les collègues qui se plaignent sans cesse et ceux qui partagent trop d’informations personnelles. En bas de la liste des comportements les plus mal perçus figurent l’arrogance, l’étalage de connaissances, l’intimidation ou encore le manque d’hygiène. L’absentéisme est également dénoncé par un quart des participants à l’enquête. Un comportement est jugé «inacceptable», tout comme le fait de rejeter la faute sur les autres en cas d’erreur.

Une proportion équivalente de sondés s’agace des collègues qui interrompent le travail des autres ou qui arrivent systématiquement en retard. Un peu moins nombreux, mais tout de même significatifs, sont ceux qui dénoncent les collaborateurs qui s’attribuent les réussites des autres ou qui délèguent abusivement leurs propres tâches.

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