C’est une affaire plutôt cocasse, qui s’est réglée au tribunal supérieur des Îles Canaries. Alors qu’une assistante de production d’une société audiovisuelle était en arrêt maladie depuis dix mois, pour une blessure au pied qui a nécessité une opération, son patron est tombé, stupéfait, sur des vidéos qu’elle postait sur les réseaux sociaux. Sous le pseudonyme Virya Cruz, elle y apparaissait en train d’effectuer des chorégraphies en talons hauts, raconte le média espagnol Vox de Galicia, lundi 21 octobre 2024.

YouTube, TikTok, Instagram, Facebook, Twitter… La Canarienne inondait les plateformes de ses chorégraphies, alors que son arrêt s’étendait entre août 2022 et juin 2023, période à laquelle l’entreprise a découvert le pot-aux-roses. Mais ce n’est pas tout : pendant sa période de convalescence, elle a également participé à de nombreux événements publics et manifestations, comme le Pride Day. Dans l’une des vidéos qu’elle a postées, elle assumait y avoir marché avec une douleur «horrible» au pied. Des activités qui, forcément, rallongeaient la durée de guérison.

Des activités incompatibles avec la guérison

Dans le litige qui l’opposait à sa salariée, l’entreprise avait fourni à la justice les rapports médicaux qui stipulaient qu’elle devait se reposer suite à son opération. Après un premier jugement perdu, la Canarienne avait fait appel. Mais devant les faits, le tribunal supérieur de Las Palmas (Grande Canarie) a de nouveau donné raison à l’entreprise. «Danser et sauter avec des talons est incompatible avec la guérison de la pathologie qui affecte le pied et qui implique du repos et de l’immobilisation», a déclaré le juge.

Juste avant que l’entreprise ne découvre ses activités, elle avait également publié des clips musicaux, où on peut également la voir danser en talons. L’affaire ayant fait du bruit en Espagne, ces clips cumulent aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de vues sur YouTube.