
En juin 2024, Laurent Marie, PDG de la franchise Oncle Scott's, recrute une nouvelle employée. Mais celle-ci ne travaille qu'une seule journée avant d'être victime d'un accident de scooter. Placée en arrêt de travail, elle ne remettra plus les pieds dans l'établissement pendant un an et demi. Cette situation va avoir des conséquences financières lourdes pour l'employeur, comme l'a confié ce dernier, avec amertume, à LCI.
En effet, à l'issue de cette longue absence, la reprise est prévue en janvier 2026. Mais après quinze jours sans nouvelles de son employée, le dirigeant décide de rompre la période d'essai. C'est alors que tombe le solde de tout compte. Pour un jour travaillé, il doit verser «47 jours de congés payés», soit un montant d'environ «3 500 euros» précise-t-il, furieux. Dans une vidéo sur ses réseaux sociaux à travers laquelle il veut dénoncer cette situation, il va jusqu'à lâcher : «La France est un pays débile !»
«On se retrouve à payer des sommes qui nous dépassent»
La situation se complique encore après la publication de sa vidéo. Laurent Marie explique avoir reçu «un nouvel arrêt, un arrêt maladie suite à un arrêt d'accident de travail [jusqu'à février] et cet arrêt-là couvre les 15 jours d'absence non justifiée». L'employeur doit alors continuer à comptabiliser 2,5 jours de congés payés par mois, y compris pendant la convalescence. «Avec toutes les charges qu'on paye, on se retrouve à payer des sommes qui nous dépassent», déplore-t-il, redoutant l'impact global de ce type de mésaventure pour les petites entreprises qui n'ont pas forcément les moyens d'y faire face. Concluant : «Ça va s'arrêter quand ?»
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