Pas d’inquiétude, les mécanismes sont nombreux. En cas d’arrêt maladie, il existe plusieurs dispositifs pour que vous puissiez toucher partiellement ou intégralement votre salaire. Le maintien de salaire par les indemnités complémentaires peut être amélioré par la convention applicable à l’entreprise. Cette dernière peut, en effet, prévoir le maintien du salaire à 100 % du salarié en cas d’arrêt maladie.

Dans ce cas précis, l’employeur vous versera un complément de revenus en plus des indemnités journalières de la sécurité sociale et des indemnités complémentaires. Cette convention collective offre d’autres avantages significatifs comme la réduction ou la suppression du délai de carence, une durée de maintien de salaire plus longue et des conditions d’ancienneté plus souples. En cas de dispositions conventionnelles plus avantageuses, votre employeur est dans l’obligation de vous les appliquer.

Vous ne pouvez pas être licencié à cause de votre état de santé

Dans le cadre d’un régime complémentaire de prévoyance financé par l’employeur, une garantie incapacité de travail est comprise, en principe. Ce qui vous permet d’obtenir des indemnités supplémentaires, s’ajoutant aux indemnités journalières et aux indemnités complémentaires de votre employeur. De plus, il n’y a aucune démarche à effectuer de votre côté puisque c’est ce dernier qui est tenu de déclencher la prévoyance car il en est le souscripteur.

En revanche, méfiez-vous si vous avez l’habitude d’être en arrêt maladie. Car si votre employeur ne peut pas vous licencier à cause de votre état de santé, dans le cadre d’un arrêt maladie ordinaire, vous ne bénéficiez pas de protection spécifique et vous pouvez être licencié pour motif disciplinaire, économique ou tout autre motif. Seul un licenciement pour motif disciplinaire en raison de la maladie du salarié n’est pas autorisé.