Une bonne nouvelle pour les salariés… mais pas pour les employeurs. Dans une décision rendue mercredi 23 novembre, la Cour de cassation a complètement revu sa position concernant le calcul du temps de travail effectif pour les salariés “itinérants”, ces travailleurs qui réalisent de nombreux déplacements professionnels et qui n’ont pas de lieu de travail fixe ou habituel. Dans l’affaire qui a été jugée, un attaché commercial itinérant se rendait chez ses clients avec un véhicule de fonction. Pendant ses trajets entre son domicile et son premier client, puis entre son dernier client et son domicile, il fixait des rendez-vous grâce à son téléphone professionnel et appelait et répondait à ses différents interlocuteurs (clients, directeur commercial, etc.), sans bénéficier d’une rémunération dans ce cadre.

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Il a donc saisi la justice pour demander le paiement d’un rappel de salaire au titre d’heures supplémentaires correspondant à ses temps de trajet en début et en fin de journée professionnelle. Dans sa décision du 23 novembre, la Cour de cassation lui a donné raison. Désormais, la haute juridiction estime que “le temps de trajet d’un salarié itinérant entre son domicile et son premier client, puis entre son dernier client et son domicile peut, dans certains cas, être pris en compte au titre des heures supplémentaires”.

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