
Des données qui pourraient raviver la flamme d’une semaine à quatre jours ? Ce lundi 21 juillet, une étude publiée dans la revue Nature Human Behaviour et relayée par Reporterre révèle que les semaines de travail réduites à quatre jours, sans baisse de salaire, améliorent la satisfaction professionnelle ainsi que la santé physique et mentale des employés. Les chercheurs ont ainsi évalué l’état de ces derniers après l’expérimentation à l’aide de questionnaires, et les résultats ont été comparés avec 285 autres salariés travaillant dans 12 entreprises dans lesquelles l’organisation du temps de travail n’a pas évolué.
Le résultat est clair : les employés passés à une semaine de quatre jours ont vu leur bien-être s’améliorer. De plus, la fatigue et les troubles du sommeil se sont réduits et leur épuisement professionnel a considérablement baissé. D’après cette étude menée pendant six mois sur 2 896 travailleurs, leur productivité a augmenté dans le même temps. Cette réduction du temps de travail incite ces derniers «à s’adapter collectivement et à optimiser leurs flux de travail», analysent les chercheurs. Ainsi, le temps consacré à des activités «à valeur ajoutée faible ou inexistante», comme par exemple les réunions «inutiles», a également diminué.
Des taux plus élevés de maladies en cas de semaine trop longue
Cette étude va dans le même sens qu’une expérimentation de la semaine de quatre jours menée au sein des services publics islandais. Et celle-ci avait montré que 2 500 fonctionnaires étaient moins stressés et moins épuisés que ceux qui n’en avaient pas bénéficié. Si leur productivité était quasiment identique, l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée était bien meilleur.
Par ailleurs, passer un temps conséquent au travail entraînerait des taux plus élevés de maladies cardiovasculaires, de diabète ou encore de détresse psychologique, selon les scientifiques. Les employés travaillant plus de 50 heures au cours de la semaine feraient également moins d’activités sportives et auraient davantage tendance à manger du fast-food.



















