Depuis septembre, Régis (prénom modifié) est «off» tous les vendredis. Vraiment off : pour cet ingénieur commercial, le télétravail n'est pas une option. En revanche, la semaine de quatre jours, oui. Cravachant comme un malade les lundis, mardis, mercredi et jeudis, il profite pleinement de ses vendredis pour courir ou faire du vélo entre potes sur les bords de la Marne, en région parisienne. «Au début, j'étais assez réticent, raconte-t-il. Mon patron nous a proposé de passer à la semaine de quatre jours pour, disait-il, attirer les jeunes. Moi, j'ai aussitôt pensé qu'on allait surtout attirer les glandeurs ! Mais, en réalité, ce rythme me convient très bien : je travaille mieux en étant plus concentré, quitte à me lever un peu plus tôt et finir un peu plus tard. Et quand je suis en repos… eh bien, je me repose vraiment !»

Au pic de la crise du Covid, le taux de télétravail a atteint en France le record historique de… 27% des emplois salariés, selon le baromètre LHH-Adecco Group-IGS de 2023. La même étude rappelle une évidence qui échappe aux thuriféraires du full remote : guère plus de 40% des postes en France sont éligibles au télétravail. Quid des 60% restants, ceux qui n'auront jamais accès aux joies de la visio ?

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