Me laisse pas Bertram, je t’en supplie, me laisse pas, j’ai peur. Protège-moi, je t’en supplie, protège-moi !» Ainsi ai-je parlé, en ce lundi 29 août de rentrée, à mon manager. Ça semble fou, mais je vous assure que ça s’est passé comme ça. J’étais dans son bureau et ne voulais pas en sortir, certain qu’il allait m’arriver quelque chose. Evidemment, la crise n’est pas survenue «comme ça». Elle avait des causes profondes qui n’ont rien à voir avec la qualité des produits servis à la cantine.

Les vacances ont été épouvantables. Non pas qu’il ait fait mauvais, que les îles grecques n’aient pas été accueillantes ou que sais-je encore. Non, l’été a été épouvantable, car le monde était épouvantable. La guerre sévissait aux portes de l’Europe. La sécheresse et les incendies frappaient des régions jusqu’alors épargnées. Près de chez moi, les stations de lavage auto étaient fermées pour économiser l’eau. Le fondamentalisme religieux poursuivait ses fatwas, le président de mon pays promettait la fin de l’abondance après avoir déclaré deux ans auparavant la guerre au Covid. Jamais je n’ai eu aussi peur.

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