Une activité stagnante, des machines à l’arrêt, un patron qui s’apprête à mettre la clé sous la porte. Quand il a ouvert, début 2021, le dossier d’Alcante, un petit fabricant de parfums d'ambiance pour voiture à Aix-en-Provence, Sylvain Voulfow aurait pu vite le refermer. Cela n’aurait étonné personne. Mais cet ancien cadre sup en reconversion, qui avait décidé de reprendre un business, a flairé la bonne affaire. «Malgré des résultats pas flambants, j’ai estimé que la marque avait quand même du potentiel, raconte ce spécialiste en marketing de 53 ans. Les produits étaient de qualité et la prospection commerciale pouvait être nettement améliorée.» Cerise sur le gâteau : vu le contexte économique et la situation de la société, le prix de vente, à moins de 100 000 euros, était très accessible.

L’histoire de Sylvain Voulfow, c’est celle dont rêvent sans doute tous les salariés qui songent à se mettre à leur compte, par goût d’indépendance ou contraints par la conjoncture maussade, les dégraissages d’effectifs se multipliant. Plutôt que de se lancer seul et de partir de rien, reprendre une société présente un net avantage pour des gens habitués à travailler en équipe. Encore faut-il trouver des actifs intéressants à reprendre. Pas commode en ce moment. Il suffit de jeter un œil sur les défaillances d’entreprises pour s’en convaincre. L’an dernier, selon la Banque de France, leur nombre a atteint 55 500, un plus haut depuis 2017. Et la situation ne risque pas de s'arranger. Selon une étude du groupe BPCE, les défaillances pourraient encore bondir de 10% cette année.

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