Rappelez-vous : il y a une quinzaine d'années, seules quelques agences reconnues détenaient les plus belles bases de données d'offres d'emploi et de profils de candidats. Aujourd'hui, plus de 700 millions de membres s'affichent sur la plateforme LinkedIn, les sites d'emploi fleurissent au côté des cabinets de chasseurs de tête, eux-mêmes concurrencés par une armée de recruteurs indépendants et le développement exponentiel des CVthèques en ligne…

Passés au crible des machines, les profils comme les curriculums vitae des candidats livrent une puissante masse d'informations à des recruteurs le nez rivé sur leur nouveaux outils digitaux. "Désormais, ce n'est plus l'information qui a de la valeur mais bien son exploitation", explique Jean-Ghislain De Sayve, directeur régional de Hunteed, une plateforme digitale de recrutement externalisé qui assure le lien entre des recruteurs indépendants et des missions proposées par des entreprises.

Joséphine Mpaka, recruteuse de gestionnaires administratifs, de commerciaux et de responsables fonciers, utilise parfois cette entremise, mais assure aussi son sourcing de candidats avec son propre logiciel. Un ATS (applicant tracking system) qui filtre automatiquement les profils en fonction de critères qu'elle prédéfinit, comme la zone géographique et les années d'expérience. Comme elle, Léa Vayrac, basée à Barcelone, recrute pour la France dans le domaine de la finance. Payée "au succès", lorsque le recrutement du candidat est effectif, la jeune femme arpente sans relâche les réseaux. "LinkedIn est une vraie mine d'or pour les candidats passifs. Je n'achète aucune fonctionnalité, je me sers juste de la recherche par mots-clés puis je contacte directement les professionnels que j'ai repérés", commente-t-elle.

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement