Alors que la crise exacerbe les tensions sur le marché de l’emploi, la notion de candidat «désirable» évolue, elle aussi, au gré du changement des modèles managériaux et des attentes des recruteurs. Nous avons demandé à des chercheurs en management ce que recouvrait exactement la notion d’employabilité aujourd’hui. Leur réponse en neuf mots-clés.

Interaction

Aujourd’hui perçue comme plutôt libérale, la notion d’employabilité est apparue dans le monde anglosaxon, notamment au Royaume-Uni, dans le vocabulaire des travailleurs sociaux intervenant auprès de personnes en situation de handicap ou exclues, alors considérées comme éloignées de l’emploi. En France, elle est associée aux chômeurs à partir des années 1960. «Dans les années 1990, ces deux conceptions se rejoignent pour désigner la capacité globale à trouver un emploi», explique Eve Saint-Germes, maître de conférences à l’université Côte d’Azur-Nice Sophia Antipolis. Depuis, le concept s’est élargi à la capacité d’une personne en poste à évoluer vers d’autres fonctions. «Cette vision d’une employabilité interne et d’une employabilité externe s’est largement développée en Europe. Quand l’approche anglosaxonne, inspirée par la psychologie, est très centrée sur les facteurs individuels, l’approche européenne lui associe une dimension plus interactive avec l’environnement économique», poursuit Eve Saint-Germes. Etre bankable relève ainsi d’une interaction entre l’individu, l’entreprise et le marché du travail.

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