«Un bureau en pleine nature, entre terre et mer, aux Antilles !» C'est avec ce slogan que le gouvernement de la Dominique, île nichée entre la Guadeloupe et la Martinique, tente d'attirer les télétravailleurs du monde entier. En avril, les autorités ont lancé un visa de dix-huit mois, le Work in Nature (Win…), dans l'intention de faire venir des centaines de travailleurs nomades pour phosphorer les pieds dans l'eau. Objectif : remplacer les touristes par des salariés aux revenus confortables et renflouer les caisses de l'archipel déserté depuis le Covid.

Comme la Dominique, des dizaines d'autres pays surfent sur la vague du télétravail généralisé et cherchent à séduire avec des programmes ou des visas longue durée. Le Mexique accorde par exemple un permis de six mois renouvelable jusqu'à quatre ans. L'Ile Maurice ou les Bermudes permettent aux voyageurs de poser leurs valises pendant un an, comme la Barbade avec le dispositif Welcome Stamp. «Ces initiatives sont plutôt vertueuses, analyse Samuel Durand, spécialiste des nouveaux modes de travail et auteur du documentaire Work in Progress. D'un côté, les pays attirent une nouvelle clientèle, plus durable et plus aisée. De l'autre, les nomades peuvent rester plus longtemps que les trente ou quatre-vingt-dix jours autorisés par les visas tourisme. C'est pratique.»

Un vide juridique

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