Avant de vous présenter à un entretien d'embauche, vous avez très certainement envoyé votre curriculum vitae au recruteur. Mais votre conversation de visu n'a peut-être pas apporté toutes les réponses à ses interrogations concernant votre parcours professionnel. Alors, avant de prendre sa décision, il est possible qu'il contacte votre – ou vos - précédent(s) patron(s). Et sachez qu'il en a tout à fait le droit ! Comme l'indique Ouest-France qui relaie dans son article les données des éditions Tissot (spécialisées dans le droit du travail), il est possible de recueillir des informations auprès des anciens employeurs, mais à une condition.

Avant de solliciter les entreprises qui vous ont précédemment embauché, le recruteur doit tout simplement vous en informer. Les éditions Tissot précisent que, conformément aux règles listées dans le Code du travail, le candidat doit donner son accord, si possible par écrit. Ce dernier doit être mis au courant de la nature des données collectées et du moyen de collecte utilisé par le recruteur. Pour résumer, ce dernier a donc le droit de contacter votre ancien patron, mais pas dans votre dos.

La collecte de renseignements doit être strictement liée aux compétences professionnelles

Par ailleurs, la collecte de références par le recruteur doit être pertinente et strictement liée aux compétences professionnelles du candidat. Elle ne peut pas inclure des informations personnelles comme par exemple l'état de santé, les loisirs, les origines, l'orientation sexuelle ou encore les conditions de logement. Contrevenir à ces règles constitue une discrimination à l’embauche sanctionnée sur le plan pénal et civil.