“Il n’y a pas de secret, il faut mettre de l’argent.” Ce cri du cœur a été lancé par Dafna Mouchenik, directrice d’un service d’aide à domicile lors de la restitution, le 4 avril dernier, des ateliers du Conseil national de la refondation (CNR) sur le bien vieillir. Avec Myriam El Khomri, ancienne ministre du Travail de François Hollande, elle était pilote de la partie du CNR sur la valorisation des métiers. Pour attirer et former un plus grand nombre de professionnels, elles ont toutes les deux appelé le gouvernement à mettre en place des financements et “taper vite et fort”.

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Aujourd’hui, le budget consacré à la perte d’autonomie est de 25 milliards d’euros par an. Une somme jugée largement insuffisante par les experts. Ainsi, d’après le rapport de Dominique Libault, président du Haut conseil du financement de la protection sociale, publié en 2019 et qui fait aujourd’hui référence, il faudrait 9 à 10 milliards de plus d’ici 2030 pour faire face au vieillissement de la population. Pour le moment, ces milliards n’ont pas été provisionnés. En 2020, l’exécutif a créé une cinquième branche de la Sécurité sociale pour financer le risque de la perte d’autonomie. Il y a alloué de nouvelles ressources… mais uniquement à partir de 2024. À compter de cette date, 0,15 point de la Contribution sociale généralisée (CSG) sera redirigé vers cette branche, ce qui représente plus de 2 milliards d’euros par an.

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