
Le député Ensemble pour la République de Paris, Sylvain Maillard, était l’invité de franceinfo ce samedi 15 mars. Membre de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale, il a abordé la question des retraites, plaidant pour un système combinant répartition et capitalisation, estimant qu’un modèle exclusivement basé sur la solidarité intergénérationnelle ne suffirait plus à long terme.
«Cela n’existe pas, une retraite financée où nous travaillons tous moins», a-t-il martelé, estimant qu’il était temps de regarder la situation en face. Cette déclaration intervient alors que l’ancien Premier ministre Édouard Philippe a récemment jugé «complètement hors-sol» les concertations sur la réforme des retraites engagées par François Bayrou. Ce dernier a mis en place un «conclave» réunissant partenaires sociaux et représentants politiques pour réfléchir à des ajustements de la réforme de 2023, qui avait repoussé l’âge légal de départ à 64 ans.
Hausse du taux d’emploi et allongement du temps de travail
Sylvain Maillard s’est montré en accord avec Édouard Philippe sur la nécessité de réformer en profondeur le système, allant même jusqu’à défendre une introduction de la capitalisation : «Édouard Philippe parle de la capitalisation, j’en parle aussi. Il faudra que nous ayons un système de retraites à répartition et de capitalisation, et si nous n’avons pas ce système hybride, ça ne marchera plus.»
Le député a également souligné un autre enjeu majeur : le taux d’emploi en France, qu’il juge trop bas par rapport à d’autres pays européens. Selon lui, une augmentation du nombre de personnes en activité pourrait largement compenser le déficit du système de retraites. «Nous avons un taux d’emploi qui est bien inférieur par rapport aux Allemands, par exemple. Si nous étions au taux d’emploi des Allemands, nous n’aurions aucun problème pour financer notre modèle social.»
Travailler plus longtemps est une nécessité économique
Sylvain Maillard estime donc que travailler plus longtemps est une nécessité économique incontournable. «Je sais que c’est dur à entendre, mais c’est la réalité.» Il rejoint ainsi une partie de la droite qui milite pour un nouvel allongement de la durée du travail, voire un relèvement progressif de l’âge légal de départ.

















