La réforme des retraites ne réserve pas que des mauvaises surprises. Au-delà du report progressif de l’âge légal de départ à la retraite, pour atteindre 64 ans en 2030, le gouvernement a décidé de mettre au cœur de sa réforme des retraites la prise en compte de l’usure professionnelle. “Un système (de retraite, ndlr) juste, c’est aussi tenir compte de la pénibilité de certains métiers”, a déclaré Élisabeth Borne, la Première ministre, lors de sa conférence de presse de présentation du projet de réforme des retraites, ce mardi 10 janvier.

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Pour rappel, actuellement, un salarié peut bénéficier d’une retraite anticipée (avant l’âge légal de départ fixé à 62 ans aujourd’hui et amené à monter à 64 ans) s’il est exposé à des facteurs de pénibilité au travail. En cas d’exposition à des risques professionnels en raison d’un travail de nuit, répétitif, dans des températures extrêmes, en équipes successives alternantes, en milieu hyperbare ou en cas d’exposition au bruit, il est possible d’ouvrir un compte professionnel de prévention (C2P). Ce dernier permet d’accumuler des droits, sous forme de points, pour chaque année d’exposition à des risques.

Ces points permettent ensuite de financer une formation professionnelle, de bénéficier d’un temps partiel sans perte de salaire ou de profiter d’un départ anticipé à la retraite. Actuellement, 1,9 million de comptes sont ouverts, selon les données dévoilées par le gouvernement dans un dossier de presse sur la réforme des retraites, ce mardi. Or seulement 12.000 personnes ont utilisé leur C2P. Ce dispositif étant relativement peu utilisé, le gouvernement a donc décidé de l’améliorer.

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