
Chevreuils, cerfs, biches, sangliers… ces animaux ont normalement leur place en forêt. Mais de plus en plus, on les retrouve en bord de route, représentant un réel danger pour les automobilistes sur les routes de campagne. Et le danger n’est plus à la marge. Selon les chiffres recueillis par TF1, chaque année, 40 000 accidents sont liés à des collisions avec des animaux sauvages. C’est notamment le cas en zone rurale, mais pas seulement. Et si certains automobilistes parviennent à éviter les animaux, via des manœuvres risquées, pour d’autres, c’est parfois impossible.
Interrogé par TF1, un habitant de Port-Sainte-Foy (Dordogne) en a été victime avec sa compagne cet automne. Roulant sur une route du département, il a été percuté par trois chevreuils. «Le premier m'a enfoncé l'optique antibrouillard et c'est venu décaler la calandre», explique-t-il. Résultat, la facture a été salée : plus de 3 200 euros de réparation, dont 300 euros de sa poche. Mais le calvaire ne s’est pas arrêté là pour le couple, puisque sa compagne a vécu la même mésaventure deux semaines plus tard.
Plus de 5 400 euros de réparations
Roulant quasiment au même endroit, elle a également été percutée par un chevreuil. «Il est venu finir sa course sur le capot qu'on a dû changer aussi», explique l’habitant de Dordogne. Et là, la pilule a encore été plus difficile à digérer. Pour réparer tout l’avant du véhicule, dont le capot, il y en avait pour 5 400 euros. «Il y avait la franchise plus 8% du montant total des réparations. Elle a atteint son maximum de 900 euros», déplore-t-elle au micro de TF1. Résultat, le couple qui devait partir en vacances a dû annuler.
Comment expliquer des coûts de réparation aussi importants ? Lui aussi interrogé par nos confrères, un carrossier à La Teste-de-Buch (Gironde) dit être désormais habitué à ce genre de dégâts. Ces accidents représentent désormais 15% de son chiffre d’affaires. Généralement, les dégâts sont tels qu’il faut changer de nombreuses pièces. Evoquant un choc avec un chevreuil, il a par exemple dû changer sur un véhicule les condenseurs, les radiateurs et toutes les faces avant. «Tout casse», précise-t-il.
Un sanglier arrive «comme un bloc de pierre»
C’est même pire parfois quand c’est un sanglier qui peut faire plus de 100 kilos. Sur une Twingo qu’il a eue entre ses mains, «le moteur a reculé», se rappelle-t-il, comparant l’animal à «un bloc de pierre». Globalement, ces accidents sont de plus en plus fréquents à l’automne et en hiver, car les animaux se rapprochent des routes pour manger. Mais parfois, l’issue est bien plus grave. Dans les Landes, le maire d’Arengosse évoque la mort d’un administré dont la voiture a été «soulevée» avant de finir dans le fossé.
Pour faire face à ce fléau, il a fait appel à la Fédération des chasseurs, mais malgré les actions mises en place, cela ne fonctionne pas toujours. Dans certains départements, une autre solution a été trouvée : la mise en place de systèmes anticollision. Par exemple, une alerte lumineuse prévient les animaux sauvages de la présence des véhicules à quelques mètres de là. Reste à voir si le dispositif fera ses preuves.
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