
Alors que rouler en voiture est déjà synonyme de gouffre financier, il ne manquait plus que cela ! Si vous devez immatriculer sous peu un nouveau véhicule, cela devrait en effet vous coûter un peu plus cher… Car le gouvernement envisage d’augmenter le prix des nouvelles cartes grises. Et inutile d’espérer trouver une petite combine susceptible d’économiser quelques euros, comme c’est toujours envisageable pour l’entretien ou l’assurance. Car aucune négociation n’est possible en matière de certificat d'immatriculation : ce document obligatoire, qui permet d’identifier un véhicule, est soumis au paiement de diverses taxes, dont la taxe régionale. Perçue, comme son nom l’indique, par les régions, cette ponction varie selon la puissance du moteur, qu’il soit à essence ou diesel. Ainsi, plus le nombre de chevaux fiscaux est élevé, plus la note à régler sera salée. Rappelons toutefois que les véhicules électriques sont exonérés de cette taxe, et que les hybrides bénéficient d’un tarif réduit.
Mais dans quelles proportions cette taxation pourrait-elle évoluer ? Dans le cadre du Projet de loi de finances 2025, le gouvernement envisagerait plus précisément de déplafonner la part régionale, et de permettre une ponction au-delà des 60 euros par cheval fiscal (CV) actuellement en vigueur. Alors même que cette limite était jusqu’ici rarement atteinte, si une telle mesure était adoptée, elle ferait donc nettement flamber les coûts d'immatriculation. Pire : Le Parisien affirme que ce plafond pourrait en réalité devenir… un plancher. Et qu’aucune limite à la hausse ne serait alors fixée.
Allez-vous payer une carte grise 448 euros plus cher ?
En attendant cette réforme, cela n’a pas empêché plusieurs régions d’augmenter le prix de leur carte grise, et ce dès le 1er janvier 2025. Par exemple, la Normandie a décidé de coller au plafond de 60 euros, soit une augmentation de 30% par rapport à l’ancien tarif de 46 euros par CV. Idem dans le Centre-Val-de-Loire. La Bretagne et le Grand-Est suivront le mouvement dès le 1er février. Même la Corse, qui appliquait historiquement le tarif le plus bas (27 euros), vient de l’augmenter de 59%, pour se caler à 43 euros.
De combien votre nouveau certificat d'immatriculation s’est-il donc renchéri, après ce premier train de hausse ? Si l’on prend l'exemple d’une Peugeot 208 à essence, dotée de 4 chevaux fiscaux, dont la carte grise doit se faire en Bretagne, vous devrez payer 20 euros supplémentaires. Mais il vous en coûtera déjà 56 euros de plus pour l'immatriculer dans l'Eure ou en Indre-et-Loire, pour un total de 253,76 euros à régler à l’administration (+14 euros d’augmentation par cheval fiscal). En Corse, où chaque cheval fiscal coûte désormais 16 euros de plus, vous devrez aussi allonger 56 euros de plus au total, pour identifier votre petite voiture thermique.
Mais la note sera autrement plus salée pour un conducteur devant immatriculer une nouvelle Porsche 911 Carrera à essence, qui affiche pas moins de 28 chevaux fiscaux au compteur ! Le surcoût sera par exemple de 392 euros si cette formalité s’effectue dans les départements de l’Indre-et-Loire ou de l’Eure (pour un total de 1 693,76 euros). Et c’est même 448 euros de plus qu’il faudra débourser, si ce conducteur réside en Corse (total de 1217,76 euros). La pilule est plus facile à avaler en Bretagne, où le surplus à régler à l'administration ne sera que de 140 euros.
Les débats autour de cette mesure devraient s’intensifier au cours de la commission mixte paritaire (CMP) organisée ce jeudi 30 janvier, avant un passage du texte à l’Assemblée nationale à partir du 3 février, sachant que le gouvernement souhaiterait voir adopter le PLF d’ici fin février. Peut-être devriez-vous accélérer votre projet d’achat auto !
>> Ne ratez rien de l’actualité de l’automobile en vous abonnant à notre newsletter auto



















