
La gratuité des cartes grises pour les voitures électriques vit ses derniers jours. Cette exonération prendra fin le 1er mai, rapporte RTL le 19 avril, confirmant ainsi une information d'Auto Plus. Depuis 2019, les propriétaires de véhicules à zéro émission bénéficiaient d’un enregistrement sans frais. Ce ne sera bientôt plus le cas : le coût de la carte grise oscillera entre 150 et 750 euros, selon les modèles concernés. Seule la région Hauts-de-France maintiendra l’exonération, du moins temporairement.
Cette décision intervient dans un contexte de ralentissement des ventes de véhicules électriques et de réduction progressive des aides à l’achat. Elle suscite de vives réactions, notamment chez les automobilistes qui peinent déjà à envisager la transition. «Ce sera des économies sur les bouts de chandelles», déplore Claire, conductrice d’un véhicule hybride rencontrée devant une concession parisienne. Elle qualifie la mesure de «complètement inutile» et affirme ne pas vouloir passer à l’électrique pour l’instant.
Des critiques face à une décision jugée malvenue
Pour d’autres usagers, encore fidèles à la voiture thermique, cette mesure est perçue comme un frein de plus. «C’est un peu dommage, nous sommes à un moment charnière. Il faudrait mettre les moyens pour que cela bascule», estime un visiteur de la même concession, évoquant l’importance de soutenir la transition écologique.
Côté professionnels de l’automobile, le ton se veut plus mesuré. Un concessionnaire interrogé par RTL relativise la portée de cette nouvelle taxe : «Cela représente environ 1 % du coût total d’acquisition, c’est négligeable», explique-t-il. Pour lui, les véritables freins à l’achat ne sont pas d’ordre fiscal, mais structurels : le manque d’infrastructures de recharge figure toujours en tête des préoccupations des clients.
Une dynamique en péril sans soutien clair
La suppression de la gratuité des cartes grises s’inscrit dans une série de mesures perçues comme un recul des incitations écologiques. Outre cette décision, le bonus écologique a été réduit, et un malus au poids vise désormais les véhicules électriques les plus lourds. Ces signaux contradictoires pourraient ralentir encore davantage le développement du marché électrique, déjà confronté à des taux de croissance décevants depuis le début de l’année. Si l’objectif affiché est de renflouer les budgets régionaux, certains experts redoutent un effet contre-productif à long terme.
Assurance auto >> Notre service - Faites des économies en testant notre comparateur d'assurances auto

















