
Le contrôle technique bientôt boycotté par de nombreux automobilistes ? Sur le plateau de RMC, des auditeurs usagers de la voiture se sont plaints de son durcissement. Alors, certains ont déjà pris leur décision, comme Paul, propriétaire d'une voiture vieille de 25 ans : «C'est terminé, je prends le risque de l'amende». Il déclare n’avoir plus confiance dans les centres faisant passer le contrôle technique et assure, au contraire, continuer d’entretenir sa voiture avec des «professionnels».
Paul n’est pas le seul à être excédé du contrôle technique. Audrey, elle, peste contre le contrôle anti-pollution ajouté aux différentes vérifications réalisées pour valider le contrôle technique. «Cela ne fait pas partie de la sécurité routière, je suis navrée», explique-t-elle après une très mauvaise expérience : «L’année dernière, j’en ai eu pour 1.500 euros de réparations avant de faire mon contrôle. Elle est passée sur tous les points sauf pour la pollution et j'en avais pour encore 1.000 euros. J’ai trouvé ça aberrant.»
Une réglementation européenne qui déplaît aux usagers, professionnels et politiques français
Le contrôle technique pourrait être davantage contraignant pour les usagers de la route. En effet, la législation de l’Union européenne pourrait imposer un contrôle technique annuel pour les véhicules de plus de 10 ans, contre tous les deux ans aujourd’hui. Pour Pierre, concessionnaire automobile, ce serait une grave erreur que cette réglementation soit appliquée : «Le papa qui veut une petite voiture d’appoint, il l’entretient quand même. Je ne vois pas pourquoi on lui prendrait tous les ans de l’argent facile, pour rien du tout». Aujourd’hui, une visite représente un coût non négligeable d’en moyenne 80 euros, selon La Centrale.
«Un contrôle technique annuel? Les patrons de centre n'y sont pas favorables !», ajoute Pierre Chasseray, président de 40 millions d'automobilistes, à un débat qui fait consensus. Pour l’heure, cette mesure ne va pas être mise en place en France, rappelle Autoplus. En mai 2025, les politiques du pays avaient exprimé leurs réserves par la voix du ministre des Transports Philippe Tabarot et du ministre chargé de l’Europe, Benjamin Haddad.


















