Les beaux jours de fin 2024 vont-ils laisser la place à des horizons plus sombres pour Tesla ? Après les nombreux mouvements de contestation dans le monde visant son fondateur Elon Musk, appelé d’ailleurs à quitter la direction du groupe par un investisseur historique, le constructeur de voitures électriques américain doit faire face à un nouveau problème avec son Cybertruck. Comme le rapporte Midi Libre, Tesla procède au rappel de plus de 46 000 véhicules à cause de panneaux de carrosserie qui risquent de tomber.

En effet, l’Agence américaine de sécurité routière (NHTSA) précise que la colle utilisée est défaillante. Au total, les 46 096 exemplaires concernés du Cybertruck ont été fabriqués entre le 13 novembre 2023 et le 27 février 2025, peut-on apprendre. Les premiers signes de problèmes liés à la carrosserie ont été adressés au constructeur le 7 janvier dernier. «Le renfort, un habillage extérieur composé de panneaux d’acier inoxydable, peut se décoller et se détacher du véhicule», ajoute la NHTSA, qui précise que Tesla remplacera gratuitement les équipements défectueux.

Un danger pour les autres automobilistes

Ce qui inquiète dans ce cas précis, c’est que des éléments extérieurs peuvent fragiliser l’adhésif utilisé pour fixer la coque en acier inoxydable. Selon l’Agence américaine de sécurité routière, il devrait être remplacé par un autre «moins sensible et renforcé colombage soudé sur la partie interne des panneaux d’acier et riveté à la structure du véhicule». La NHTSA alerte sur «un danger sur la route pour les automobilistes se trouvant derrière» pouvant «accroître le risque de blessures ou d’accident».

A ce jour, aucun accident, décès ou blessure n’aurait été causé par ce problème de carrosserie. Mais pour le Cybertruck, les ennuis s’accumulent. En avril 2024, le constructeur américain avait dû rappeler 4 000 pick-up à cause d'un problème de pédale d'accélérateur pouvant se bloquer et provoquer un accident.

Quelques semaines plus tard, en juin, un autre problème touchait cette fois-ci la benne de transport et son habillage qui risquait de se détacher. Puis en novembre dernier, un défaut lié à une pièce mécanique risquait de causer une perte de puissance pour les roues. Rien de bien rassurant pour les propriétaires des véhicules qui l’ont parfois attendu quatre ans.