
En France, la règle est simple : utiliser son téléphone au volant est strictement interdit. C’est également le cas pour «tout dispositif susceptible d'émettre du son, à l'exception des appareils électroniques correcteurs de surdité», précise le Code de la route. En cas d’infraction caractérisée, le conducteur est puni par la loi d’une contravention de quatrième classe, soit une amende forfaitaire de 135 euros ainsi qu’un retrait de trois points sur le permis de conduire. Mais ce ne sont pas les seuls risques.
D’une part, tout conducteur coupable de cette infraction encourt également la peine complémentaire d’une suspension du permis, pour une durée de trois ans au plus. En outre, s’il commet une autre infraction en même temps, son permis de conduire peut lui être retiré immédiatement, et une suspension administrative pourra suivre. Voici pour les éléments généraux. Mais dès le 1er mai, certains départements vont durcir les règles, indique TF1. Par exemple, dans les Landes, l’usage du téléphone au volant sera systématiquement suivi d’une suspension du permis, et même si aucune infraction n'a été commise en même temps.
Pas de suspension du permis à vie
En réalité, la sanction a été mise en place par le préfet en novembre dernier. La police landaise a d’ores et déjà indiqué que 200 permis ont été suspendus en trois mois. De quoi donner des idées à d’autres départements ? Vraisemblablement. Depuis décembre dernier, le Lot-et-Garonne applique la même sanction, pour deux mois maximum, tout comme le Pas-de-Calais depuis février 2026. La Charente-Maritime avait, elle, lancé une expérimentation en avril 2025, mais la mesure entrera en vigueur ce 1er mai, précise TF1.
Dernièrement, de nombreuses vidéos circulant sur les réseaux sociaux, dont TikTok, affirmaient que l’usage du téléphone au volant conduirait à une suspension automatique, voire définitive, du permis de conduire. Il est donc bon de rappeler qu’il s’agit d’une fake news, même si dans certains départements, les préfets ont décidé de franchir le pas. En revanche, jamais le caractère «définitif» n’a été mentionné dans ces départements. Et même si ce n’est pas le cas dans les autres, les gendarmes peuvent décider à tout moment d’un retrait du permis en cas d’infractions caractérisées.
12% d’accidents mortels liés au téléphone au volant
«Dans ce cas, le préfet peut suspendre le permis, mais a un délai de 72 heures pour le faire. C’est très borné et considéré comme une procédure d’urgence», explique à nos confrères l’avocat spécialiste du droit routier, Rémy Josseaume. Pour rappel, selon de récentes études, 12% des accidents mortels en 2024 étaient liés au téléphone au volant. L’utilisation du téléphone, ou de tout autre outil technologique, a même été relevée dans près d’un quart des accidents corporels. 419 personnes ont perdu la vie à cause de ces faits en 2024.
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