
Dans le sud-ouest du Royaume-Uni, un conducteur a été verbalisé sur l’A361, il y a quelques jours, après avoir voyagé avec son chien sur les genoux. D'après la photo prise par la vidéosurveillance grâce à une caméra mobile assistée de l’intelligence artificielle, le conducteur en question conduisait aussi d'une seule main. Après avoir analysé cette image, la police britannique a envoyé une amende au conducteur et propriétaire de la voiture visible sur les images.
Selon le chroniqueur de Bonjour ! La matinale de TF1, Karim Bennani, ce qui est reproché au conducteur, c’est d’abord de conduire avec une seule main sur le volant, et non d’avoir son chien sur les genoux. Toutefois, la police a aussi diffusé l’image sur les réseaux sociaux pour rappeler qu’un animal peut avoir des réactions imprévisibles et mettre en danger un conducteur ou ses passagers. À l’origine, les caméras qui ont servi à détecter ce conducteur servent plutôt à trouver les automobilistes qui conduisent sans ceinture de sécurité, ou en regardant leur téléphone portable.
Chien sur les genoux : ce que dit la loi française
En France, la présence des chiens dans l’habitacle d’un véhicule est bien encadrée juridiquement. Selon le Code de la route, ils doivent être attachés avec une ceinture de sécurité et ne doivent pas être laissés libres dans l’habitacle. Par ailleurs, le conducteur doit veiller à avoir toute sa liberté de mouvement et à conserver son champ de vision. Avoir un chien libre dans une voiture peut donc, en théorie, suffire pour être verbalisé.
En pratique, la police apprécie au cas par cas le danger des animaux dans les véhicules. Si l’animal gêne le conducteur, il peut faire l’objet d’une contravention de 2e classe, autour de 35 euros. Si, en revanche, l’animal gêne clairement un usage normal du volant, l’amende peut grimper jusqu’à 135 euros, avec une majoration possible qui peut monter jusqu'à 375 euros. Dans le cas d’un accident, si un véhicule touché contenait un animal non attaché, cela peut être considéré par l’assurance comme une circonstance aggravante et entraîner une réduction d’indemnisation.



















