
Une victoire pour la mairie de Paris et les adeptes du covoiturage. Comme l’avait déjà évoqué Capital en début de mois, une voie de covoiturage va voir le jour sur le périphérique parisien dès le 3 mars prochain. En effet, comme pendant les Jeux olympiques et paralympiques, c’est toute la voie de gauche qui sera réservée au covoiturage, aux bus, aux taxis et aux véhicules de secours au cours de deux créneaux horaires chaque jour : 7h-10h30 et 16h-20h. La première phase se déroulera entre la porte de Sèvres et la porte de Bercy.
En cas d’accident ou de congestion, et «pour prendre en compte l’état de la circulation», cette voie de covoiturage pourra être désactivée en temps réel. Et qui dit test, dit date de fin et bilan. A en croire nos confrères de L'Automobile Magazine, cette phase de test est prévue pour cinq ans. Jusqu’à 2030 donc, un bilan annuel sera délivré par la mairie de Paris afin de rendre compte de divers indicateurs comme la qualité de l’air, le bruit, la fluidité et bien sûr l’utilisation de cette voie réservée.
Une voie installée malgré les critiques
Il faudra donc attendre cinq ans pour savoir si la mairie compte pérenniser ou non cette voie de covoiturage. A noter qu’en plus du périphérique, plusieurs portions d’autoroute seront concernées : il s’agit de l’A1, l’A12 et l’A13, avec des plages horaires différentes selon le sens de circulation ou le secteur. Après le 1er mai, des radars spéciaux seront installés afin de comptabiliser le nombre de personnes à bord des véhicules. Tout contrevenant sera passible d’une amende de 135 euros.
Cette voie de covoiturage est la deuxième mesure phare prise par Anne Hidalgo avec le passage du périphérique à 50 km/h. Mais dans les deux cas, les critiques fusent déjà, Valérie Pécresse, la présidente de région, a déjà laissé entendre que cela favoriserait un «risque d’embouteillages massifs aux portes de Paris» et une «hausse de la pollution de l’air et son déplacement sur les itinéraires de report». En 2023, une consultation lancée par la mairie de Paris avait débouché sur 80% d’avis défavorables. La mairie n’en a, visiblement, pas tenu compte.



















