
Favoriser les plus vertueux. L’Union européenne réfléchirait à réserver les aides aux voitures électriques ou hybrides aux véhicules composés avec au moins 70% de pièces européennes. Ce projet de texte a été révélé par le Financial Times, dont s’est fait l’écho L’Automobile Magazine, le 18 février. Dans le détail, il faudrait que les autos en question soient assemblées dans l’UE. En outre, le calcul ne prendrait pas en compte la batterie, mais certains de ses composants seront quand même inclus.
Selon les experts, cette nouvelle pourrait être accueillie favorablement par les équipementiers tels que Valeo ou l’association CLEPA (the European Association of Automotive Suppliers) qui militent pour une application plus stricte de la philosophie «fabriqué en Europe». Sans surprise, ce sera une autre paire de manches pour faire passer la pilule du côté de certains constructeurs. À titre d’exemple, Mercedes-Benz et BMW craignent des «représailles» venues de la Chine, alors que ces deux-là sont des acteurs importants du secteur en Asie.
La position de Renault sur le projet
C’est une toute autre histoire s'agissant de Renault. Même si l’entreprise française voit d’un bon œil la protection des intérêts européens, elle plaide pour une application moins stricte de la mesure. Une autre question se pose : qu'en sera-t-il des partenaires dits de confiance ? Auront-ils droit à une exception pour être pris en compte dans le calcul des 70% ? C’est un véritable défi qui s’impose à l’Europe. En effet, cette mesure pourrait faire perdre en compétitivité les constructeurs européens par rapport à leurs concurrents asiatiques ou américains…
Le projet sera examiné à la fois par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne. Il est encore susceptible d’évoluer selon les négociations entre les différentes parties.
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