Selon Ouest-France, qui relaie une information de l’agence Bloomberg, Pékin a officiellement demandé à ses principaux raffineurs de pétrole de suspendre leurs exportations de gazole et d’essence, jeudi 5 mars. Une décision basée sur la situation au Moyen-Orient, où la guerre fait peser le risque d’une pénurie avec le blocage du trafic maritime au niveau du détroit d’Ormuz.

Situé entre l’Océan Indien et le Golfe, le détroit d’Ormuz est stratégique pour la Chine, qui est devenue dépendante du pétrole brut de la région. En effet, 57 % des importations chinoises de pétrole brut provenaient du Moyen-Orient en 2025, selon la société d’analyse Kpler.

Une suspension demandée «avec effet immédiat»

D’après les informations de Bloomberg, des responsables de la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC), organe de planification économique chinois, ont rencontré des représentants de raffineries. Ils leur ont demandé de suspendre temporairement les expéditions de produits raffinés «avec effet immédiat». «Les raffineurs ont été invités à cesser de signer de nouveaux contrats et à négocier l’annulation d’expéditions déjà convenues» selon l’agence.

Des groupes pétroliers comme Sinopec, Sinochem Group ou encore PetroChina, tout comme le raffineur privé Zhejiang Petrochemical, concluent des accords avec le gouvernement régulièrement pour obtenir des quotas d’exportation de carburants.