Les technologies avancent dans les transports franciliens, mais pas toutes au même rythme. Mardi 19 mai, dans un post publié sur LinkedIn, Valérie Pécresse a alerté sur l’arrêt possible de l’intégration des titres de transport franciliens dans le «Wallet» des appareils Apple alors que la technologie a été mise en place depuis deux ans. Le lendemain, la présidente de la Région et d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) a en revanche annoncé une bonne nouvelle. Alors qu’il n’est plus possible d’acheter un ticket de bus avec de l’argent liquide, dès cet été, il sera possible d’utiliser la carte bancaire, explique TF1.

Petit à petit, la technologie de «l'open payment» va se généraliser, que ce soit dans les bus, les trams, le RER ou le métro. Concrètement, il ne sera plus nécessaire d’acheter un titre de transport au préalable, il suffira de passer sa carte bancaire devant un boîtier dédié. Et cela devrait aller assez vite. Dès cet été, «100%» des bus parisiens seront équipés des nouveaux appareils, des «valideurs de cartes bleues». Par la suite, IDFM va cibler «le plus rapidement possible» les lignes ferroviaires qui sont les plus empruntées par les touristes.

Il faudra encore attendre pour le métro, les trams et le RER

De ce côté-là, les discussions sont bien moins avancées et doivent se poursuivre dans les prochaines semaines. Valérie Pécresse a rappelé qu’il fallait savoir «qui paiera ce chantier» et que rien n’avait encore été «délibéré». Toutefois «c'est un work in progress», a-t-elle ajouté. Il ne devrait donc pas y avoir d’outil plus généraliste comme dans certaines autres villes, réclamé par ses opposants. Selon Valérie Pécresse, les solutions de paiement proposées par IDFM sur son appli «sont des solutions beaucoup plus performantes», car elles permettent d'avoir «un service-client totalement personnalisé».

La présidente d'Ile-de-France Mobilités a loué notamment le passe Navigo et le passe Liberté. En filigrane, IDFM espère réduire les temps d’attente aux guichets, que ce soit dans les zones touristiques ou en début de mois quand les Franciliens doivent recharger leurs passes, par exemple. Le but est aussi de lutter contre les fraudes. Si celle des touristes est souvent involontaire, ce n’est pas le cas de toutes. Il y a un an, la RATP a bien triplé le montant de trois types d’infraction. Au total, 1 000 agents de la régie de transport sont dédiés à la lutte antifraude, accompagnés par 1 000 agents de sûreté.